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La confiance vient après l'action, pas avant

Par · · 6 min de lecture

On attend de se sentir prêt pour agir, et on attend longtemps. L'ordre inverse est plus efficace et beaucoup moins confortable.

C'est l'idée la plus utile que j'aie rencontrée sur ce sujet, et elle contredit la façon dont on se représente spontanément la confiance.

La représentation habituelle

On imagine la confiance comme un préalable : il faudrait l'avoir pour se lancer. Ce qui conduit à attendre un état qui n'arrive pas, puisque rien ne le produit.

L'expérience courante suggère l'inverse : c'est le fait d'avoir fait quelque chose, même imparfaitement, qui modifie ce qu'on se croit capable de faire. La confiance est un effet, pas une condition.

Attendre de se sentir prêt, c'est attendre un état que seule l'action produit. La boucle ne s'ouvre pas toute seule.

Ce qui découle de ça

Ce que je ne dis pas

Qu'il suffit de se lancer. Cette formule fait beaucoup de dégâts : elle transforme une difficulté réelle en manque de volonté, et elle laisse celui qui n'y arrive pas avec l'idée que c'est de sa faute.

Il y a des situations où l'action est bloquée par autre chose qu'un manque d'élan — anxiété importante, épuisement, période dépressive. Aucun conseil de méthode ne traite ça, et le répéter à quelqu'un dans cet état est contre-productif.

Quand il faut autre chose

Si l'évitement s'étend à des pans entiers de la vie, s'il s'accompagne d'une angoisse forte, d'un retrait social, d'une perte d'élan durable ou de troubles du sommeil, ce n'est pas un sujet de développement personnel.

Ce sont des motifs de consultation, auprès d'un médecin qui pourra orienter. Il existe aussi des lignes d'écoute publiques, gratuites et confidentielles. En parler à quelqu'un de formé n'est pas disproportionné.

Cet article est informatif et ne remplace aucun accompagnement professionnel.

Portrait de Sarah Lavigne

Rédactrice en chef · Développement personnel & bien-être

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